Je veux te regarder, Méduse, amarrer mon âme à tes yeux. Ne crains pas de moi quelque ruse ! Vers toi je viens le cœur joyeux. Gloire aux serpents qui sur ton crâne s’agitent pour glacer d’effroi la
Phalange de Macédoine et les flamboyants fils de Rois ! Je saurai charmer les vipères en leur apprenant la
cordax et j’apaiserai ta colère en te couvrant d’
opopanax. À ton ventre je boirai l’hymne, dont la démesure naîtra de mon baiser le plus intime, en plein soleil sur l’Agora....