La lente houle emmenait les embruns dans un tumulte lancinant jusque sur la plage. Poussée par le ressac, une fine bruine ensemençait le récif, venant se répandre sur un sol parsemé d’herbes hirsutes. Les arbres frémirent dans un bruissement agréable. Il contempla la magnificence de cette nature, son immuable beauté, sa force. Elle chantait, dansait, et lui, apaisé, était bercé par cette douce mélopée. Alors qu’il levait les yeux au firmament, son regard plongea dans une mer d’étoiles baignée par l’aura d’une lune aveuglante. C’était tellement beau que sa voix en fut réduite au silence. Il se sentait...