Mon premier cinéma s’appelait le
Cinéac (pour Ciné-actualités je pense) situé à la Place St.-François, à l’angle de la Rue du Grand-Pont et la Rue du Grand-Chêne, comme une proue de navire qui avance vers le futur. Ma mère, connaissait déjà ce lieu et me décrivait les nuées de garnements amassés, attendant l’ouverture. L’entrée coûtait 20 centimes et lorsque le vieux portier-encaisseur-projectionniste ouvrait le cordon, il était bousculé par cette horde d’assoiffés d’animation lâchée dans une salle obscure. La séance commençait par les actualités, car il n’y avait pas de télévision. Je me souviens du générique, toujours...