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PLAN B par Rosemarie Fournier

J’aurais dû faire marche arrière hier soir, au moment où il sortait les courses du coffre de ma nouvelle voiture. Oui, simplement enclencher la vitesse, mettre les gaz à fond et reculer à toute vitesse. Regarder par le rétroviseur, le voir battre des bras et tomber sous les roues. Sentir le soubresaut de la voiture au moment où elle lui aurait passé sur le corps. J’aurais dû. Cela aurait été bien plus simple et m’aurait évité la peine d’inventer toute une mise en scène qui comportera forcément une part de risque.

Si j’avais simplement fait marche arrière, j’aurais pu jouer les veuves éplorées. J’aurais invoqué un accident fatal.
- C’est horrible, je ne pourrai jamais me le pardonner, vous comprenez, c’était ma nouvelle voiture, celle qu’il m’a achetée parce que… Enfin, vous voyez, je n’étais pas habituée à la conduire. La marche arrière n’était pas à l’endroit habituel. C’est affreux, je me sens tellement coupable, ma vie est finie…

Je joue assez bien la comédie. Je suis sûre que j’aurais mis tout le monde dans ma poche. On m’aurait entourée, consolée. Le plus beau, c’est que mon chagrin aurait été tout à fait sincère. Je n’aurais pas eu à faire d’efforts pour pleurer. Il y a des jours et des jours que je m’entraîne non stop.
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